Galerie Françoise Proux-Leblanc 2

Galerie Françoise Proux-Leblanc

« Françoise est une femme qui mérite d’être connue et qu’on s’intéresse à elle. »

Maurice Leblanc

Petite fille du Maroc, née le 26 mai 1939 à Rabat, issue d’une famille passionnée par l’art, elle vit ses premières années entourée d’artistes. Son grand-père et son père pratiquent la sculpture et la photographie en amateur ce qui l’influence dans son désir de devenir peintre. Françoise Proux est scolarisée à Paris dès l’âge de 11 ans. Puis adolescente, elle poursuit ses études à Bordeaux. L’année de ses 18 ans toute la famille s’installe à Bayonne (côte Basque) où la jeune femme suit des cours dans une institution dans le but de devenir une épouse accomplie de la bourgeoisie. C’est à l’occasion d’une soirée dansante organisée par le Mess des officiers, qu’elle rencontre le Lieutenant Maurice Leblanc. Les jeunes amoureux se marient en 1962. Quelque temps plus tard, les Leblanc partent en Côte d’Ivoire. Des paysages inédits et la découverte de cultures diverses s’offrent à elle, – une étape importante de sa vie d’artiste ! Elle s’imprègne de formes, de couleurs, d’imaginaire et de musique. De retour en France, Françoise, Maurice et leurs enfants s’installent au Kremlin Bicêtre . La région parisienne fournit de belles opportunités pour se former en art.

Françoise Proux-Leblanc est une femme de caractère affirmée, contemplative et créative, qui fait preuve de curiosité sur la nature et sur la vie en général. Dans les années 80, la jeune femme s’inscrit à l’Ecole Municipale des Beaux Arts à Villejuif (région parisienne) dans l’atelier de Nicolas Stavropoulos qui devient son chef d’atelier. Le peintre lui transmet son univers artistique; il lui apprend le dessin académique et les fondamentaux. Pour compléter sa pratique, Françoise lit de nombreux ouvrages d’art. L’artiste est influencée par différents mouvements dont le constructivisme, le futurisme – l’art moderne. Proux-Leblanc aime l’idée du constructivisme russe : inventer l’impossible et déranger la capacité d’apercevoir les formes habituelles. Ainsi dans son tableau intitulé « Rue Saint Exupéry » (1982), l’artiste est clairement dans cette démarche picturale. Le mouvement et l’interaction entre forme, instabilité, volume, complexité et diversité sont des points communs au constructivisme et déconstructivisme.

« La fenêtre s’ouvre comme une orange Le beau fruit de la lumière. »

Appolinaire, Les Fenêtres, ed. 1918

Par ailleurs, Françoise s’intéresse aux artistes femmes qui ont fait l’abstraction. Elle s’inscrit dans ce courant avec ses tableaux « Abstraction 1 et 2 » (huile sur toile), « Futurisme » (1991, huile sur toile), mais aussi « La marchande de fleur » (encre de Chine sur papier), etc. Des artistes telles que Elaine de Kooning, Helen Saunders, Sonia Delaunay-Terk, Alexendra Exter, Natalia Gontcharova et Wook-Kyung Choi, vont constituer des sources d’inspiration tout au long de sa pratique picturale. Avec son tableau « L’atelier », l’artiste à l’évidence fait référence à Picasso et Matisse, mais aussi à Sophie Taeuber-Arp et Helen Saunders. Son oeuvre le « Bus Bleu » est influencée sur le plan technique par Helen Frankenthaler. L’avant-garde des artistes femmes et de la peinture moderne l’inspirent et déterminent son style singulier. Françoise Proux-Leblanc peint également des études de natures mortes et de paysages. Très récemment, l’ensemble de son oeuvre a été mis à l’honneur lors de L’Exposition D’ART au Pavillon du Verdurier à Limoges en février 2022. Françoise Proux-Leblanc est décédée en mars 2022.

Série Abstraction

Kremblin-Bicêtre

Série Souvenirs

Série Fleurs et plantes